« À quoi sert de voyager si tu t’emmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat. » Seneque
180 eme jour sur le Camino; Repos, bus, travaux et orages
Après m’être débattu pour avancer dans mon parcours, la soirée est plus détendue. Après la routine, et la sieste révélatrice, je repars dans le centre pour essayer de visiter l’église orthodoxe orientale mais après deux tentatives, celle ci restera fermée à mon regard.
Tant pis, je passe devant la mosquée du roi, restée dans l’architecture classique de la cité. Après cela direction un petit restaurant typique juste à l’entrée des ramparts, Une salade grecque valeure sûre et pour tester le fameux Borek, feuilleté aux épinards et fromage de brebis; assez fort.
La suite de la soirée, préparer le sac et profiter du calme de cette belle maison d’hôte. La nuit fut également profonde, j’y ai récupéré des forces.
Ce matin 6h30, c’est grasse matinée. Je me prépare doucement et profite de la cuisine pour le petit déjeuner; que je prends en terrasse. Pour une grande ville c’est calme.
Je quitte cet endroit avec un peu de regret et c’est direction la centrale de bus. Je repasse par ce boulevard bordé de boutiques, qui, je confirme ressemble au Mexique, surtout en voyant les musiciens.
Voilà la station de bus. Les jeunes tenanciers me reconnaissent et me saluent. Voilà à quoi servent les reconnaissances. Un café, une bouteille d’eau, je ne dépareille pas avec mon entourage. Mon bus est à 8h30, je sors pour attendre. Un homme me demande où je vais. Ce sont des chauffeurs de taxi. Celui ci me propose 8 avec les doigts. 800 ou 8000 Lek, je n’en sais rien. De toute façon je veux y aller en bus.
Voyant l’heure, pas de bus je m’enfonce dans le parking et le responsable du parking, rien ne l’indique à part les petits papiers bleus qu’il a dans la main, me reconnaît et se souvient même de la destination que je voulait, incroyable. Il m’indique le bus et me dit c’est 300Lek. Je lui donne la somme et me dit que c’est à 9h30. J’en déduis que le premier a été annulé.
Je patiente, un peu inquiet, car pas de ticket et mon homme disparu. Je garde mon sac au pieds. Puis il réapparaît, parle avec un homme, qui sera le chauffeur, me montre du doigt et me fait signe 👍.
Voilà c’est aussi simple. Je rigole. Avoir confiance ! C’est tout. Je monte dans le bus, le chauffeur me fait signe que je peux monter avec mon sac et mon bourdon et nous voilà partis
Bien sûr durant le trajet, j’observe si mes informations étaient correctes. La sortie d’Elbasan est identique à l’entrée. La route est encombrée, beaucoup de trafic et ce sera le cas jusqu’ici.
La portion Elbasan – Librazhd est devenu impraticable, de gros travaux de terrassements sont en cours et même l’ancienne voie de chemin de fer est touchée.
La portion Librazhd – Prrenjas est moins touchée mais des travaux commencent, comme les l’installations de tabliers de pont. La route est saturée.
Conclusion: je ne peux que conseiller de prendre le bus. L’unique moyen serait d’alterner route dangereuse et voie de chemin de fer encombrée. Pour ma part, l’enjeu n’en vaut pas la chandelle et quand on fait ce périple en une seule fois, je choisis mes combats, avec qui, quoi et où.
Me voilà arrivé à Prrenjas, rien de transcendant. Dans le bus tout le monde me regarde, j’étais au fond et on me fais signe de descendre. Je pensais que c’était son terminus mais non à priori, je salue tout le monde et me voilà débarqué dans un centre ville grouillant, jour de marché et un flux de voiture incessant qui va en directions d’Elbasan.
Pas question de rester, je me dirige vers le bar qui fait hôtel, avec lequel j’avais pris contact hier. Un très jeune homme me reçoit, surpris. Il parle un peu l’anglais et donne un coup de téléphone . Je patiente et arrive une dame. On me dit de patienter, elle va voir si la chambre est prête. 15 minutes plus tard, toute la famille me montre la chambre qui vient d’être nettoyée. Pas de Clim ni de ventilo mais à cette altitude, il fait meilleur et l’orage qui gronde confirmera.
La routine puis je descend manger ma traditionnelle salade avec des frites. Ensuite c’est le spectacle avec un bel orage qui éclate, local mais très fort avec des coup de tonnerre immédiat. Le vent et une pluie diluvienne. Tout le reste de l’après midi sera couvert et pluvieux.
Ce revirement de climat ne me plaît guère, avoir des orages et des grosses pluies pendant les étapes de montagne c’est pas terrible. Gardons l’espoir. Ils arrivent à partir de 13h. Il faut juste que je sois à Straga pour cette heure. Le challenge c’est 600 m de dénivelé au départ et surtout le passage de la frontière, aucune idée du temps nécessaire. Après la frontière ça redescend par du sentier jusqu’au lac, environ 15kms.
Voilà les amis pour ce dimanche tout repos, enfin presque. Demain on continue la traversée de cette chaîne montagneuse des Balkans.
Voici le lien du jour:
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/EtE5Vii6FOxCiLBlzn1M530B7uxpbl1FypfJBxDkrLXmmg


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