Albanie 5 Peqin – Cërrik

« Si la cause est bonne, c’est de la persévérance. Si la cause est mauvaise, c’est de l’obstination. » Laurence Sterne

178 eme jour sur le Camino, Aurores, routes, rencontres, chaleur et réorganisation.

La nuit à Peqin ne restera pas dans les annales du chemin. C’était très calme mais le bâtiment restituait les calories. Avec un simple ventilo, une serviette mouillée et les fenêtres ouvertes, il a fallu attendre presque minuit pour s’endormir. Par contre, une fois parti, je dois aller très profondément. Alors quand la montre sonne, c’est dur. Je reste un moment sur le bord du lit à rassembler ma motivation. Cela n’a pris que quelques minutes.

Début de la routine du matin et un peu avant 5h je m’élance. Il fait bon et la nuit est là . J’allume ma lampe car ici les trappes d’égouts ou regards techniques ont disparus ou remplis de feuilles et objets en tout genre.

Démarrage en douceur avant de rejoindre la route principale. Je me sens bien malgré la nuit difficile. Il faut dire que j’ai bien mangé hier.

Une étape un peu longue aujourd’hui, pas beaucoup de logistique, alors je pars avec 2l d’eau, des fruits, c’est la saison des figues et des biscuits.

La route principale est donc mon fil conducteur pour la majeure partie de cette étape. Une succession de petits villages, les uns vivant sur un tas d’ordures, les autres faisant des efforts collectifs pour bien vivre. La route est bordée de commerces et services en tous genres. On y marche facilement mais parfois c’est un peu chaud, ce n’est pas pire que l’Italie. La circulation se densifie à partir de 7h avec les navettes de transport puis la circulation classique. On voit que c’est les vacances, car de nombreuses grosses cylindrées sont immatriculées en Angleterre, Allemagne , Grèce et surtout Italienne. La diaspora albanaise de retour au pays.

Le lever de soleil est magnifique. Comme la route est jugée « Safe » , je continue et ne prends pas les parallèles que j’avais prévues et qui me font rajouter de la distance.

Je croise un cycliste, nous nous saluons et 5 minutes plus tard, il revient dans mon sens et m’offre une petite bouteille d’eau fraîche. Il n’est pas 7h. Je le remercie vivement, je suis touché par le geste.

Dans le même registre, après Pajove, on a pas envie de s’y arrêter, je décide de faire une halte dans une petite station-service. Quelques hommes discutent. Le tenancier me demande d’où je viens, et lorsqu’il apprend que je suis français, le seul mot qu’il connaisse c’est Macron !

Un jeune homme arrive et la discussion en anglais facilite la compréhension. On parle de Macron, il y tenait, puis du voyage, il soupèse mon sac … Pour finir il fait un signe avec la main avec un regard perçant, que je ne comprenais pas, le jeune homme me dit qu’il trouve que vous êtes une bonne personne.

En tout cas c’est pour cela que je chemine avant tout, afin de reconnaitre le bien et le mal; au travers de ses propres défauts ou démons avec lesquels nous vivons.

À la hauteur de Broshkë, je sors de la route pour reprendre ma trace, j’ai envie d’ouvrir un autre chemin. Je traverse la rivière Shkumbini puis je récupère un chemin de terre ombragé sur le bord de la rivière. Enfin plus de voiture.

J’y ferai la rencontre d’une belle tortue, ce qui me fait dire qu’il doit y avoir plein de choses a découvrir en Albanie.

Mon expérience du chemin s’arrêtera à Valas quelques kilomètres plus loin car il semblerait qu’un particulier se soit approprié le chemin. Je retourne sur la route pour terminer a Cerrik, en dehors de la Via Egnatia mais ici la pizzeria fait hôtel et de bonnes factures. Hotel « Xhelili ». C’est jour de marché devant l’hôtel. En plus j’avais prévenu que j’arriverais tôt. Aucun problème, je récupère la chambre de suite, climatisée. Il annonce 39 encore. Je suis à l’abris.

Ce qui m’amène à la réorganisation des prochains jours. Demain je fais étape à Elbasan. Ce n’était pas prévu car il n’y a que 15kms. En fait, à partir de demain, je devais m’enfoncer dans la montagne. Pas de chance, il fait 40 degrés et sans logistique, pas possible. À faire mais dans une autre saison.

L’autre fait c’est que la route est en travaux , il sont en train de la transformer en 4 voies. Pour cela il grignotent également sur l’ancienne voie de chemin de fer.

Cela fait beaucoup, alors je réfléchis comment passer l’obstacle. J’ai une idée mais il faut que j’y réfléchisse encore.

Voilà les amis, une belle étape encore, des challenges encore des challenges.

Ah, j’oubliais que je suis à côté de la mosquée… Ambiance, je trouve cela joli.

Bises de Cerrik 😘

Voici le lien du jour

https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/Ql6c5B6JHyEggK48KQEAAAAAOuUyb09uwWGbjQ

Total : 3407 kms


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2 réponses à « Albanie 5 Peqin – Cërrik »

  1. Merci mon ami, très bonne description de ton chemin, on a l’impression d’y être…. bonne route. Be safe !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci JR ! J’y mets tout mon cœur et mes états d’âme aussi

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