“ Le courage n’est rien sans la réflexion” Euripide
171 eme jour sur le Camino; aurores, plage, chaleur, fatigue et motivation
Après cette soirée sur le port de Bisceglie, la nuit fut douce et réparatrice. La chambre s’y prêtait. Lever ce matin 5h cette fois ci. Il fait déjà plus sombre. La préparation est plus efficace mais la fatigue générale est là, je pense qu’elle me suivra jusqu’au bout. Une demie heure plus tard, je suis dans la rue.
Peut être, un petit focus sur la routine du matin car pour être prêt en une demie heure, il faut faire l’impasse sur certaines choses. La priorités sont les besoins du corps, la douche est optionnelle car 10 minutes plus tard vous êtes en sueur. Alors après une toilette de chat, pour vous réveiller, l’habillage, qui en été est très facile. Rangement et bouclage du sac, que vous avez préparer la veille. Boire et manger un petit truc. Et voilà.
La sortie de la ville se fait rapidement, le chemin longe la côte et est plutôt agréable. Luigi m’interpelle au moment du lever du soleil, ils sont nombreux à regarder ce spectacle. 22 ans de marine marchande, la belle vie sur tous les continents, la cocaïne, la chute lui et son frère décédé, 1000 euros de pension et de l’asthme à vie pour avoir respirer des cochoneries. Il a un visage de Jesus tatoué sur le cœur. il tient une gargote et je suis invité. Une histoire bien dure de bon matin mais je l’emmène avec moi, c’est le rôle du pèlerin.
Toujours le long de la côte, je retrouve ces tumulus en pierre les “trulli” dont la conception remonte à la préhistoire. Certains sont rénovés et très jolis. On trouve aussi des tours plus récentes 16 et 17 eme siècle bâties pour contrer les velléités ottomanes.
Bien sûr l’étape comporte son lot de route surtout pour l’approche de Molfetta, commune qui a du boulot pour refaire son littorale. Des friches industrielles hideuses et de nombreux murs en pierre qui nécessitent rénovation.
Petite pause car il fait déjà très chaud. En fait des 7h je transpire à grosses gouttes. Je ralentie la cadence mais rien n’y fait. La traversée de cette ville est rapide. Ici les gens te dévisagent et ne répondent pas au traditionnel bonjour; les gens de la côte !
La poursuite est alternée de chemins sur la côte, et vraiment jusqu’au galets ou encore au travers d’une plage semi privée où de nombreuses sirènes se font bronzer le nombril. Drôle d’impression. Puis de la route pour arriver à destination. Encore une fois seul le centre historique a fait l’objet d’attention, pour le reste c’est comme d’habitude.
Je choisi une terrasse pour attendre ma chambre. Bonne nouvelle, je peux entrer à 12h30. Bon, il faut rajouter le temps de chercher l’endroit car pas d’explication et que vienne la personne pour t’ouvrir. Je suis zen.
Aujourd’hui, il n’y avait pas grand chose, c’est la pleine saison alors ce sera un studio, La Finestra sul Mare, grand mais qui vieillit mal. Une vue sur la mer quand même. La routine puis je tombe de sommeil. À nouveau Morphée. Au réveil, je profite pour préparer le transfert vers l’Albanie; téléphone, bateaux, formalités car on quitte Schengen.
Compte tenu, de l’ambiance Côte d’Azur, direction la supérette pour acheter de quoi dîner. Seule une petite glace pour récompense, de quoi ?
Retour à l’appartement, un dîner avec moi et mes motivations pour quitter l’Italie et enfin entrer en Europe centrale. Demain ce sera la dernière étape Italienne; Bari.
Voilà les amis, une page qui s’apprête à tourner !
Bises de Giovinazzo 😘
Voici le lien du jour: Ah petit point technique concernant le blog. Si vous recevez par mail, parfois le lien vers les photos ne se fait pas. Je mets à jour l’article sur le site mais vous ne recevrez pas d’autre mail. Il faut aller sur le site et voir l’article corrigé. Enfin Merci de continuer à signer vos messages, c’est plus sympa.
https://1drv.ms/a/c/ae211f891ee49c5e/Ql6c5B6JHyEggK7FJwEAAAAAmYYIkc8SegdJNg
Total : 3304 kms


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