« La peur est ce qui gronde dans le courage ; la peur est ce qui pousse le courage au delà du but. » Alain
Tout termine par la soirée d’hier. Un gîte communal refait à neuf avec 4 lits, nous étions cinq mais on s’adapte.
Ce soir une équipe fort sympathique composée de Jacques, Justine, Martine et Claudette. Nous avons passé la soirée ensemble, d’abord au distributeur de plats cuisinés par un traiteur, première fois que je vois cela. Effet garanti pour les pèlerins, et de bonne qualité. Nous avons pris un verre ensemble et discuter camino.. On ne s’en lasse pas.
Retour au gîte et partage du repas dans une ambiance comme je les affectionne. Puis c’est le soir, téléphone , soins aux pieds et c’est déjà l’heure de s’allonger.
La nuit fut agitée entre les fêtards, les voitures et les lits qui grincent. Oui courte mais maintenant j’arrive à bien récupérer avec peu de sommeil … c’est pas une raison pour faire la fête !
Au matin, douche, rituel en cas de nuit agitée et nous partons à la boulangerie pour une petit déjeuner sur le pouce ou plutôt sur un banc.
Voilà c’est l’heure et nous avions du mal à nous quitter… Mais il faut continuer alors une petite photo pour immortaliser ce jour et puis chacun son chemin.
La sortie du village est rapide, une succession de routes communales et de chemins encore humides par les orages récents. Je passe Verargues et Saturargues, on sent bien la Camargue ! Puis c’est l’unique difficulté grimper les roques au bord du Vidourle. Beau point de vue et au loin le Pic St Loup, qu’affectionne Fred. Et oui j’ai pensé à toi, fidèle suiveur de nos aventures.
Puis c’est Villetelle, première pause, puis la traversée du Vidourle sur un pont immergeable, sans parapet. Pareil jamais vu auparavant en France. En plus le niveau de l’eau était haut.
La suite c’est sur un chemin encore très humide, j’avais été prévenu par mes camarades d’hier soir. Je prends donc à travers champs pour éviter la boue en prenant garde aux fils électrique pour le bétail.
J’arrive à Gallargues, un bistrot ouvert, j’en profite car il fait déjà bien chaud. Mon appli me dit 24 à l’ombre !
Après cette pause, suit une zone industrielle puis des vignes et la platitude. À Cordognan je trouve un jardin aménagé et une pèlerine allemande qui allait à Toulouse. Nous partageons l’endroit, ce sera la grande pause.
Enfin je m’enfonce dans les paysages bucoliques de l’arrière Camargue. Bon j’arrive à une ferme et la, juste au portail je vois deux bosserons venir vers moi à toute vitesse en aboyant. Le portail n’est pas fermé. Je me met en garde avec mon bâton prêt à en découdre. Fort heureusement, leur maître les a rappelle, il était moins une. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu affaires à ces chiens démoniaques.
Bref, après ce petit pic d’adrénaline, je rencontre Gilles et Pascale en route pour Santiago, bravo.
J’arrive à ma destination. Nouveau gîte, cette fois ci, je suis dans un box qui ressemble à celui des chevaux. Éric un homme atypique m’y reçoit en m’offrant un verre et me dit « toi tu payes pas ce soir! »
Voilà une nouvelle soirée commence les amis. Demain est un grand jour, l’arrivée à Arles et la fin de la Via Tolosana commencée depuis le Somport.
Voici le lien du jour:
https://1drv.ms/a/s!Al6c5B6JHyGuhLUHK2CpzeO1hEhv_A
Total: 1597,76


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