“La véritable stabilité est le visage de la fidélité et de la loyauté intérieures.” Claude-May Waia Nema
27eme jour sur le camino, enfin, déception et repos.
Tout commence avec l’auberge ou plutôt casa rural, comme d’habitude, qui nous prend la réservation mais nous dit en arrivant qu’elle ne peut pas assurer les repas car le grand père est hospitalisé et la toute la famille au chevet. Résultat, on compatit mais faut se débrouiller.
Dans une grande ville c’est facile de se retourner mais Hornillos del Camino hors saison, c’est sport. C’est aussi cela le camino.
Par chance, nous trouverons une épicerie, au service des pèlerins ouverte mais forcément tous les pèlerins y viennent pour se ravitailler. On prendra donc ce qui reste.
Finalement avec deux conserves d’haricots, on fait des miracles. Nous partageons la casa avec des américains fraîchement débarqués à Burgos. Quelques échanges mais sans plus.
Donc ce matin, au départ, rien, je pars à jeun en espérant qu’au prochain village il y ait quelque chose. En fait non, il ne faut pas rêver un dimanche. Je pars tranquille car je sais que je peux tenir et si la providence veut, alors j’aurais quelque chose, voilà l’esprit du chemin.
Départ sous le brouillard matinal, j’attaque de suite la pente à la sortie du village pour me ramener à plus de 900m. De bon matin cela réveil. La suite est plus simple, une descente douce vers le premier village Rabé de la Calzadas.
Ce petit village résonne encore pour nous deux. Il y a la-bas, un ermitage de la vierge de Monasterio. A l’intérieur, une soeur vous bénie. Elle prend vos mains et vous demande votre prénom. À la fin elle vous offre un pendentif. Émotions fortes garanties.
Eh bien aujourd’hui, ce moment de grâce n’aura pas lieu car l’ermitage est fermé. Tant pis, je m’y attendais, pas deux fois!
Je profite quand même du lieu pour faire la pause et je repars pour le début de la banlieue de Burgos.
J’arrive à Tardajos, la providence est avec moi, il y a un café d’ouvert au bord de la nationale. C’est le moment d’affluence des pèlerins mais j’arrive à me désaltérer et à manger un morceau.
Je repars très vite car le bruit me dérange et j’entame l’arrivée sur Burgos et les échangeurs d’autoroute et voies de chemin de fer …
Arrivé dans le centre, je trouve l’ermitage de San Amaro, français, pèlerin qui a dédié sa vie aux malades à Burgos, ouverte, ce qui est rare.
J’en profite pour aller visiter et déjà une multitude était rassemblée pour la messe.
Une laïque m’interpelle et gentiment me demande si je souhaite le précieux sello. Voilà un joli cadeau pour débuter cette journée. Je reste un peu puis continue vers le centre, la cathédrale.
Seulement un bruit assourdissant arrive du parvis, la police partout, du monde …En fait il y avait une course à pied organisée et l’arrivée était sur le parvis. Bien sûr avec l’animation d’une sono à l’espagnole.
Je retrouve Jetzabel à cet endroit et très vite nous quittons les lieux pour trouver un endroit plus calme pour discuter et attendre que l’appartement loué soit prêt.
Car demain c’est repos !!! Depuis Astorga nous n’avions pas pris de journée pour reposer corps et esprit. Et surtout lessive etc … Enfin vous savez.
Il s’agit également pour Jetzabel de prendre une décision en rapport à son état. À suivre donc.
Voilà les amis pour cette étape, bonne fin de week-end!
On vous embrasse
Voici le lien du jour :
https://1drv.ms/a/s!Al6c5B6JHyGuhKJv9ATATPlHPDBQAQ
Total : 621,63 kms et 23kms en voiture


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